Travail au maroc
la balance courante a dégagé un déficit de 5,6% du Produit intérieur brut (PIB), imputable en particulier au déficit de la balance commerciale. Quant aux réserves de change, elles ont régressé de 11,5 milliards de dirhams en 2008, ramenant ainsi la couverture à 6,6 mois d’importations. Par ailleurs, la ponction sur les devises pourrait être aggravée par des annulations d’investissements de la part d’opérateurs étrangers dans les activités fortement touchées par la crise comme l’off-shoring et la sous-traitance industrielle. A leur tour, les marges de manœuvre budgétaires seraient sensiblement réduites en cas de prolongement et d’approfondissement de la crise. Face aux effets de celle-ci, l’Etat aurait à accroitre ses dépenses pour atténuer les impacts sur le plan intérieur alors même que ses recettes fiscales seraient affectées. Celles-ci n’enregistreraient vraisemblablement plus les taux de croissance exceptionnels de ces dernières années. À fin mars 2009, les recettes fiscales ont accusé une baisse de 13% globalement par rapport au premier trimestre 2008.
L’autre risque de la crise tendra à fragiliser le secteur financier. Les difficultés sur le marché de l’emploi et la baisse de l’activité économique feraient peser des risques importants sur la sphère financière. Des défauts de paiement voire une insolvabilité, en augmentation, des ménages et des entreprises, pourraient conduire à une fragilisation du système bancaire, accentuée par une éventuelle décélération du secteur immobilier. Sans citer les autres risques évidents qui aggraveraient la pauvreté et le chômage en milieu urbain comme en milieu rural.



إضافة رد: